
Une étape stratégique vient d’être franchie dans la province de la Tshopo. À l’issue des travaux du Comité Technique de sélection des jeunes (COTEC), 500 jeunes et femmes ont été officiellement retenus pour intégrer les centres de formation et d’incubation du Projet d’Appui à la Gouvernance et au Développement des Compétences (PAGDC-PTA).
La publication de la liste, dans la salle des réunions du Fonds Social de la République Démocratique du Congo (FSRDC) – agence provinciale de la Tshopo – marque le début d’une nouvelle dynamique : celle d’une jeunesse formée, structurée et prête à entreprendre.
UN PROJET STRUCTURANT POUR L’AVENIR AGRICOLE
Financé par la Banque Africaine de Développement et mis en œuvre par le FSRDC, le PAGDC-PTA s’inscrit dans la vision nationale de transformation agricole.
Pendant cinq ans, le programme vise à :
- Renforcer les compétences techniques locales
- Promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes
- Structurer des chaînes de valeur agricoles compétitives
- Créer des emplois durables
Il ne s’agit pas seulement de former.
Il s’agit d’incuber des porteurs de projets capables de transformer durablement l’économie agricole locale.
DES CHIFFRES CLÉS
500 jeunes sélectionnés
100 bénéficiaires pour la première cohorte
8 entités territoriales représentées
1 vision : professionnaliser la jeunesse agricole
« UN PROCESSUS PARTICIPATIF ET TRANSPARENT »
La présidente du Conseil provincial de la jeunesse/Tshopo, Gracia Komba, a précisé que deux listes ont été arrêtées à l’issue des travaux :
- Une liste globale de 500 jeunes issus de Kisangani et des sept territoires ;
- Une liste de 100 jeunes constituant la première cohorte.
Le président du Cadre de concertation de la société civile, Alphonse Longongo, a salué :
« La particularité de cette sélection, c’est que toutes les entités de la Tshopo sont représentées. Le processus a été participatif et transparent. »
La collecte des données a mobilisé les conseils territoriaux, les organisations féminines, les structures communales et urbaines de jeunesse. Une approche inclusive qui renforce la légitimité du programme.
UNE VISION IMPULSÉE AU SOMMET DE L’ÉTAT
Le vice-président du COTEC, Bertin Mapepe Kasisa, représentant le ministère provincial de la Formation professionnelle et métiers, a souligné :
« Le PAGDC-PTA est un programme ambitieux initié par le Chef de l’État. Il vise à promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes afin que chacun puisse piloter son propre projet et contribuer à bâtir une main-d’œuvre qualifiée et productive. »
Au-delà des discours, l’objectif est clair :
lutter contre le chômage, structurer les compétences et créer des unités économiques viables.
UNE MOBILISATION MULTISECTORIELLE
Les travaux ont été présidés par Urbain Batalokutu Lombenda, Directeur chef d’agence du FSRDC/Tshopo, avec la participation :
- Du ministère provincial de la Formation professionnelle
- Du ministère de l’Agriculture
- Du ministère du Genre
- De l’Office national de l’emploi
- De la Fédération des entreprises du Congo
- Des confessions religieuses
- De la société civile
- Des représentants des personnes vivant avec handicap
Cette dynamique interinstitutionnelle constitue un socle solide pour la réussite du programme.
LA TERRE COMME MOTEUR D’OPPORTUNITÉS
À l’heure où la République Démocratique du Congo mise sur la diversification de son économie, l’agriculture devient un pilier stratégique.
En investissant dans la formation et l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, le PAGDC-PTA prépare une nouvelle génération d’acteurs économiques capables de transformer la terre en richesse durable.
« La terre n’est plus seulement un héritage. Elle devient un moteur de croissance et d’emplois. »
Cette avancée dans la Tshopo illustre la montée en puissance du PAGDC-PTA et confirme la place centrale de la jeunesse dans la transformation agricole nationale.
