
Le lancement officiel des travaux de construction de l’entrepôt de stockage des vivres des Cantines communautaires ce jeudi 23 juillet 2026, a été marqué par un plaidoyer du Coordonnateur national du Fonds social de la République démocratique du Congo (FSRDC), Philippe Ngwala Malemba, en faveur d’une plus grande implication de l’État dans la régulation du marché des produits alimentaires de première nécessité.
Prenant la parole au cours de cette cérémonie présidée par le Ministre d’État, Ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi Butondo, le Coordonnateur national du FSRDC a défendu une vision qui, selon lui, permettra de protéger durablement le pouvoir d’achat des ménages congolais tout en renforçant la sécurité alimentaire.
Au cœur de son intervention, un appel à faire des denrées de première nécessité des « produits de souveraineté ». Pour Philippe Ngwala Malemba, cette approche permettrait à l’État, à travers des mécanismes de partenariat avec le secteur privé, d’exercer un rôle de régulateur sur les prix, la qualité et les circuits de distribution, sans pour autant se substituer aux opérateurs économiques.
« Notre plaidoyer est que ces produits deviennent des produits de souveraineté afin que l’État puisse en contrôler les prix, la distribution et la qualité », a-t-il déclaré.
Revenant sur le projet des Cantines communautaires, il a souligné que cette initiative répond à la nécessité d’offrir aux populations des produits de qualité à des prix accessibles, tout en soutenant les petites et moyennes entreprises congolaises appelées à jouer un rôle central dans leur distribution.
Le Coordonnateur national du FSRDC a également expliqué que le recours aux importations constitue une réponse transitoire destinée à garantir la sécurité alimentaire, dans l’attente d’une augmentation progressive de la production nationale. À cet effet, il a rappelé que le Programme de transformation de l’agriculture (PTA RDC) , exécuté par le FSRDC, vise précisément à renforcer les chaînes de valeur agricoles afin de substituer progressivement la production locale aux importations.
Tout en réaffirmant que la souveraineté alimentaire demeure l’objectif final, Philippe Ngwala Malemba a insisté sur la nécessité de répondre, dès à présent, aux besoins des populations. « On ne peut pas arrêter aujourd’hui les importations, sinon on va affamer la population », a-t-il soutenu.
À travers ce plaidoyer, le FSRDC réaffirme son engagement à accompagner les politiques publiques en faveur de la sécurité alimentaire, en proposant des mécanismes innovants capables de concilier accès aux produits de première nécessité, protection du pouvoir d’achat et développement progressif de la production agricole nationale.
Don du ciel Tolenga
