
Au-delà de l’analyse des dossiers administratifs, le Projet d’Appui au Développement des Chaînes de Valeur en soutien au Programme de Transformation de l’Agriculture (PADCV-PTA), mis en œuvre par le Fonds Social de la RDC (FSRDC), poursuit son travail de sélection des organisations paysannes en allant à la rencontre des producteurs sur leurs propres exploitations.
Cette étape de terrain, organisée dans la province du Mai-Ndombe, vise à apprécier la réalité des capacités de production des coopératives présélectionnées à la suite de l’appel à manifestation d’intérêt lancé en mars 2025. L’objectif est de confronter les informations contenues dans les dossiers aux réalités observées sur les sites de production, afin de préparer un accompagnement adapté aux besoins des bénéficiaires.
Parmi les coopératives visitées figure SOCOA UPINO COOP-CA, qui dispose d’un domaine agricole de 500 hectares, dont 218 hectares sont actuellement exploités. La coopérative développe principalement la culture du manioc et du maïs, tout en ayant investi dans une unité de transformation d’huile de palme. Pour ses responsables, cette mission représente une reconnaissance des efforts consentis depuis plusieurs années malgré des ressources limitées.

« Nous avons présenté à la délégation du Fonds Social de la RDC notre manière de travailler ainsi que le potentiel de notre exploitation. Jusqu’à présent, nous avons évolué avec nos propres moyens, ce qui limite notre capacité de développement. L’agriculture nécessite des investissements importants et nous espérons que cette initiative nous permettra de franchir une nouvelle étape », a déclaré le président de la coopérative, saluant une initiative qu’il considère comme porteuse d’espoir pour les producteurs du Mai-Ndombe.
La délégation s’est également rendue auprès de SOCOAE COOP-CA, une organisation qui exploite actuellement trois hectares sur un domaine de dix hectares, où se développent des activités agricoles et d’élevage. Les membres de cette coopérative estiment que l’accès au financement leur permettrait de lever plusieurs contraintes qui freinent leur croissance.
Selon Héritier Diamkudi, membre de la coopérative, les principales difficultés restent liées aux infrastructures de stockage et aux moyens logistiques indispensables pour valoriser durablement la production. « Nous disposons de terres, mais nous avons besoin d’entrepôts et de moyens de transport pour développer pleinement nos activités. Nous espérons que ce programme apportera des réponses concrètes à ces défis et qu’il profitera durablement aux communautés locales », a-t-il indiqué.

À travers ces visites, le PADCV-PTA poursuit un travail d’identification des coopératives présentant un réel potentiel de développement tout en évaluant les contraintes auxquelles elles sont confrontées. Cette approche permettra au projet de définir des interventions ciblées en matière de financement, de renforcement des capacités et d’appui technique, conformément à son ambition de contribuer à la modernisation des chaînes de valeur agricoles et à l’amélioration des conditions de vie des producteurs ruraux.
Don du ciel TOLENGA
